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Sensation étrange d’observer les gens sans leur consentement, mais c’est drôle quand on voit quelqu’un que l’on connait.

Ça nous rappelle que les autres c’est nous.

Ce matin, je prends place dans le dôme du théâtre et m’inspire du lieu : Beauvais se réveille sans la brume. De mon dôme, j’ai en perception le pont de Paris à droite et, à gauche, l’agence IMO SEDEI. Pour le moment, je me repère par les bruits extérieurs et j’ouvre la porte. L’église Sainte-Étienne sonne 8 h : je suis revenu dans un espace-temps.

Plus le temps avance, plus la brume est épaisse ; mon seul voisin reste le parking du théâtre. Des personnes viennent se stationner après un petit tour du parking. En observant ces hommes et ces femmes, je pense à ceux qui ont déposé leurs enfants à la nourrice avant de prendre le travail, à ceux qui regrettent la soirée passée en famille ou en couple, à ceux qui ont fait l’amour. 8 h 30 sonne déjà.

Ravi d’avoir participé à cette chaîne humaine.

Très bonne expérience.

Entre les quatre voûtes arrière de l’église Sainte-Étienne sur la gauche et l’église de Voisinlieu sur la droite, et au centre l’église de Marissel, sur ces environ 160° de vision, je n’ai vu que 10 % de végétaux, les 90 % restants n’étant que dégénérescences urbaines, dont une bonne partie dédiée à la voiture et l’autre à l’habitation et au business.

Les couleurs et les symboles architecturaux, des premiers plans aux derniers, ne mêlent que du noir bitume, des gris ardoise en passant par les rouges tuiles ; l’humain, dans tout cela, n’est qu’un trait dans ce décor plutôt morose.

Mais toi, qui m’as permis de faire cette expérience, tu es pour moi l’amie de toujours, pleine de vitalité, d’activité, d’échanges, de sourires, de joie et de diversité permanente, d’énergie déroutante. Je te remercie et j’espère que cette rencontre évoluera vers des cieux radieux.

Férue de culture, je ne voulais pas passer à côté d’un tel événement culturel, différent de ce que l’on peut vivre habituellement.

Je pensais qu’une heure seule là-haut serait longue, mais pas du tout. L’église Sainte-Étienne sonne tous les quarts d’heure. Le ballet des voitures sur le parking rythme le temps. Toutes ces personnes qui vont travailler s’attendent parfois pour se rendre ensemble sur leur lieu de travail.

Accrocher un regard, et ces quelques passants qui savent que nous sommes là… Nous chercheront-ils toujours du regard quand nous ne serons plus présents à partir du 5 octobre 2026 ?

Une expérience en dehors du temps, qui nous reconnecte à l’instant présent et nous invite à le savourer. Une de mes amies s’est inscrite en m’écoutant en parler. Elle attend mon retour.

« Si la nuit les étoiles relaient le soleil, c’est pour ne pas laisser s’éteindre l’espérance. » – Brigitte Jacques

Qu’en est-il pour le contraire ?

« Si le jour, le soleil relaie les étoiles, c’est pour… » Donner de l’espoir.

Je me suis inscrite à cet événement par hasard. En venant au théâtre avec une amie, elle m’informe de cet événement. Et hop, me voilà inscrite le soir même. La date n’avait aucune importance. Je voulais juste venir après le travail.

J’ai été surprise d’entendre autant les cloches de l’église d’à côté. Mais c’était très sympa. Au fur et à mesure que la lumière du jour se faisait plus rare, c’était amusant de voir les passants s’étonner ou simplement me gratifier d’un geste de la main ou lever le pouce, parce qu’ils m’avaient vue.

J’ai adoré cette expérience.

J’espère que mon amie va s’inscrire.

« Expérience incroyable »

J’ai choisi volontairement cette date, car elle symbolise l’installation dans notre premier logement avec ma femme.
Vingt-quatre ans plus tard, le soleil est toujours au rendez-vous avec cette même lumière ; alors je dirais qu’il n’y a pas de hasard : c’est juste un nouveau rendez-vous où j’ai pu affirmer cette liberté de vivre, d’aimer celle qui accompagne mes jours et mes nuits…

Là où j’ai été le plus surpris, c’est par le bruit des bus, que j’ai transformé en bruit de vagues, comme une mer qui s’agite en fin de journée au coucher du soleil que j’ai l’habitude de voir. Les mouvements imaginés le matin m’ont bercé comme le soir où je ferme les yeux et j’apprécie la douce chaleur sur mon visage.

J’ai adoré ce moment de temps pour soi, hors du temps, où j’autorise le vide à entrer dans mon esprit pour me sentir apaisé face au spectacle proposé. Je suis très heureux d’avoir pu participer à cette veillée.

Merci à l’artiste de nous offrir ce beau cadeau, au TDB de le réaliser et à l’accompagnatrice, souriante et douce, qui nous sert de guide dans cette belle expérience de vie.
Merci à tous ! Et je recommande à tout le monde de le vivre pour se sentir libre, un instant, pour soi.

Passer de l’effervescence d’un match du XV de France, aux Six Nations, à la tranquillité de la bulle du veilleur : c’est fait. De l’excitation à l’introspection. De la vitesse du mouvement au ralentissement du temps. Et puis, ensuite… on observe… on profite.

Un paysage de contrastes s’est offert à mes yeux. Les formes diffuses du ciel face aux lignes géométriques de la ville.

Les nuages vaporeux face aux angles et aux pointes des toits, chiens-assis et clochers.

Les déambulations ordonnées, rythmées par les feux rouges, des véhicules face à la fluidité des vols des pigeons, guidés par le seul instinct. Et puis les sons : le crépitement de la pluie, le souffle du vent, les quelques chants d’oiseaux, le bruit des moteurs… le chant des cloches !

Leur symphonie m’a embarquée à 18 h, et mon corps s’est laissé bercer par leur mélodie. Cette merveilleuse bande-son m’a fait ressentir de la gratitude de pouvoir vivre ce moment et m’a fait réaliser que j’étais plutôt heureuse dans ma vie. J’ai visualisé les sourires de mes amis, de ma famille, ces trésors qui jalonnent ma vie.

Merci.

Nous sommes dimanche, la ville n’est pas encore réveillée. Aucune lumière ne s’allume autour de moi. Quelques voitures circulent, peut-être des personnes qui partent travailler, ou bien qui rentrent après une longue nuit de labeur.

En une heure, j’ai vu une dizaine d’avions atterrir. On dirait qu’ils vont se poser sur le toit des immeubles, au loin. J’en ai vu trois décoller. Le troisième, je l’ai entendu pendant longtemps, même quand il a disparu dans les nuages.

Doucement, Beauvais se réveille. Quelques piétons déambulent sans se presser. Nous sommes dimanche, alors on a le temps. Au loin, je pense voir le mont César. Ça me donne envie d’aller m’y promener.

Ça y est, j’entends les petits oiseaux qui se réveillent aussi. On dirait qu’ils ont pris leur temps ce matin. L’heure est passée vite. Il est temps de sortir de cet observatoire où la veille est quiétude.

Merci pour ce moment suspendu.

Ave, ave moi, Alain et César : monts et merveilles.

Je me suis fait « Belle, Belle, Belle » pour commencer. Une expérience humaine avant tout, une rencontre avec soi et sa capacité à surmonter ses peurs lorsque le vertige est bien ancré en soi. Je me suis tenue à côté de la « cabane », au plus près du vent et de la nature, où j’ai bravé le froid et l’angoisse du vide sous mes pieds, à observer le monde qui s’agite tout en bas.

À chanter, à dire un monologue, à rire seule dans mon coin choisi afin de me sécuriser, de me rassurer… et j’y suis arrivée. J’ai tenu mon heure de victoire. Que j’en ai le tournis !

Merci, et surtout à mon accompagnatrice.

Aujourd’hui, jour de mon anniversaire, j’ai fait une veille d’une heure au théâtre.

Je suis surtout surpris par la vision extraordinaire de la ville : le va-et-vient des passants courant après leur véhicule pour rentrer le plus vite possible chez eux.

Ce fut une expérience agréable.

Lever de soleil enchanteur.

Au début de la veille, le ciel à l’horizon semblait être la mer, avec des lumières, des lueurs d’une douceur incroyable, insaisissable. Puis le soleil s’est enflammé, et il m’a obligé à tourner le regard vers un autre point.

Le vol des oiseaux se reflétait sur le toit mouillé du théâtre. Les avions au loin avaient un point blanc sur le côté. J’ai pu prendre le temps de regarder les personnes s’acheminer vers la ville, un sac à la main. J’ai observé les voitures qui se garaient ou qui cherchaient à se garer, et même celles qui pouvaient se garer sur leur lieu de travail.

Oiseaux, personnes, voitures, bus… et juste le bruissement, le glissement du passage des voitures et des cars. Pas de deux-roues.

J’ai aimé pouvoir veiller ce matin, j’ai été gâtée par la beauté de ce lever de soleil !

J’ai pu me repérer, je me suis repérée dans le temps avec le son des cloches de l’église Sainte-Étienne, non visible du lieu de veille.

Merci pour cette très belle expérience.

Au jeudi 2 avril.

Le ciel est nuageux, mais la pluie a cessé. On peut dire que c’est un ciel gris, mais il évolue assez vite, passant d’un ton plutôt gris-marron à un gris ardoise.

Il est difficile d’admirer l’église Sainte-Étienne, mais la partie visible est superbe, et je me suis attardée sur le coq doré… J’ai eu l’impression qu’il attirait les oiseaux très nombreux à proximité sur le toit. Je trouve que les toitures du centre-ville sont harmonieuses… Ça se gâte aux alentours. Deux clochers d’église se dressent fièrement à l’horizon… plus agréables à regarder que les bâtiments en cubes.

Cette heure passée a été très agréable : ne rien faire, se poser permet de mieux observer sans précipitation.

J’ai beaucoup aimé.

Merci pour cette initiative.

La machine est en marche. Je dirais même qu’elle fonctionne bien puisque je pense à tout, sauf à rien.

  • Combien de voitures passent en une minute ? Est-ce qu’à 7 h 51 (heure de début de ma veille) la ville est moins active qu’elle ne le sera vers 8 h 51 (heure de fin) ?

La réponse est oui !

  • Comment est ce fameux bureau que j’aperçois ? La lumière est belle, jaune, tamisée. Étonnant pour une lumière d’entreprise ?
  • Par où me surveille-t-on ?
  • À quoi servent ces câbles métalliques sur le toit du théâtre, qui sont reliés par des petits poteaux ?

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Tant de questions qu’en une heure on se pose au présent.

Étonnant, relaxant, apaisant et épuisant : voilà comment je qualifierais ce projet en ce moment.

Merci au théâtre.

J’avoue que l’idée de cette veille ne m’enthousiasmait pas beaucoup.
La participation à l’atelier, auquel d’ailleurs je souhaitais échapper, m’a conforté dans mon choix d’honorer cet instant.

Moment particulier qui m’a permis d’observer, de penser, de réfléchir, d’imaginer et probablement de me relaxer.

Merci au personnel du théâtre pour le très agréable accueil. Je vais en garder un bon souvenir.

C’est une expérience très agréable. Je ne savais pas à quoi m’attendre et cette heure de veilleur est passée très vite.

J’ai eu la bonne surprise d’être accompagnée par la neige au début. On observe le ballet de la vie beauvaisienne depuis notre observatoire.

Et puis, au fur et à mesure, seule, on plonge dans ses pensées.

C’est une chance que de participer à cette œuvre.