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J’entends mon cœur qui bat sourdement dans ma poitrine et mes tempes. Je réalise qu’il s’agit du vrombissement lointain de soufflerie du théâtre.

Je regarde le soleil pâle tenter mollement de faire passer ses rayons à travers les nuages pastels. C’est le dernier levé de soleil de l’été.

Je m’ennuie un peu.

Je réalise à quel point il est devenu rare et difficile de trouver des espaces d’ennui dans notre vie de réseaux et de notifications.
Je suis heureuse de vivre pleinement ce moment d’ennui qui, je le sais, favorise l’invention, l’imagination et la fantasmagorie.

Très vite, l’ennui se dissipe, disparait tout à fait pour laisser place à l’émerveillement et la gratitude.

Une heure passée hors du temps à observer et méditer dans cette minuscule pièce donnant sur ce magnifique levé de soleil.

Ce soleil est apparu au loin, derrière les arbres. Cette lumière sortant du sol entourée de couleurs pastelles. Etre sans repère de temps jusque huit heures avec le son des cloches de cette belle église Saint Etienne.

Grâce à cette expérience des veilleurs, je me suis rendu compte que notre ville est très arborée : je me réjouis de ce poumon vert.

Les cloches ont accompagné ce levé de soleil. J’ai vraiment apprécié prendre de la hauteur sur Beauvais et prendre de la hauteur tout simplement sur ma vie. Une belle façon d’entamer ce week-end des Journées du Patrimoine.

Merci de m’avoir permis de vivre cette belle aventure et de faire parti des 730 personnes venues veiller.

Belle continuation au projet.

Que c’est bon de passer un peu de temps avec soi-même.

Cela fait du bien de ne penser qu’à soi, on ne le fait pas assez, je le recommande à tout le monde.

Prendre le temps aussi de regarder cette ville se réveiller.

Prendre le temps.

Veiller pour s’élever, se rapprocher, prendre de la hauteur et observer ce que nous sommes, nous tout petits humains face à cette immensité lumineuse et puissante …

Expérience du bruit dans la ville, de plus en plus incessant.

Immersion dans toutes les nuances visuelles, auditives au rythme de l’éveil de la nature et de l’humain.

Liberté d’être ou ne pas être là dans l’instant présent.

Liberté de réajuster notre regard et notre responsabilité face à ce bien qui nous est commun.

Eveil, réveil, veille, on devrait tous veiller pour cohabiter et non dominer …

Cage de bois, de verre.
Dualité, hauteur et peur.
Dualité, hauteur et terre.
Des toits, des clochetons.
Ciel couleur saumon.
A hauteur d’oiseaux.
Pigeons, pies dans leur ballet aérien.
Oiseaux de fer disparaissant derrière la colline.
Bruits étouffés, ville réveillée.
Bus incessants, sonores, aspirations, souffles.
Et … croassements, pépiements.
Lumière aveuglante du soleil.

Moment éphémère.

En haut dans cette »cage dorée » je pensais me ressourcer ! Je me suis vidée la tête mais je suis »K.O »! Peut être éblouie par le soleil radieux et ce ciel si bleu !

Ce matin, le soleil à mis du temps à se lever et le ciel ne s’est pas dégagé. Ca faisait longtemps que je n’avais pas veillé ou accompagné avec un temps pareil. Nous approchons gentiment de la fin de l’été.

Dans le silence, j’ai retrouvé mon »âme d’enfant ». Dans les nombreux nuages de ce matin, j’ai pu voir : la moitié d’un cœur, une dame qui pleurait, un crocodile, un chat qui bondissait et le Sahara …

La brume transforme le paysage en tableau chinois.

Tout est opalescent : gris, rose.
Bâtiments ou montagnes ?
Le soleil perce une première couche de brume et tout ce qui était près s’efface. L’horizon change, les distances aussi.
Le cèdre du Liban cède sa place au clochers juste derrière.
Le soleil devient maître de la terre. Moins de mystère, le jour est là.

Bienveillance.

Merci encore pour cette année.

Ce matin, les rayons du soleil ont du mal à se frayer un chemin à travers ces nombreux nuages très gris ! Il y a des matins où l’on voudrait du silence et ce n’était pas le cas aujourd’hui. Entre le va et vient des voitures sur le parking, sur la route, les bus qui se croisent et les motos… Ca sera pour une autre fois !

Aujourd’hui je veille de nouveau après deux semaines de vacances. Je constate que le levers de soleil ont franchi la barre des sept heures du matin. La période où il se levait à cinq heures me semble lointaine alors que c’était il y a seulement quelques mois, au début de l’été.

Tout d’abord, une sensation de veille et une question : »Est-ce que je vais tenir pendant une heure dans cet espace réduit ? »

Vite attirée par le soleil, je m’émerveille de le voir se lever si rapidement. Aujourd’hui, malgré les nuages, il se faufile et je le vois continuer sa course. Les couleurs sont magnifiques, des faisceaux lumineux enveloppent la ville. On dirait une image biblique. Là, pendant plus d’un quart d’heure, je suis bien présente, puis mon esprit vagabonde. Puis à nouveau, présence.

C’est impressionnant le bruit qui remonte; c’est un bourdonnement omniprésent. C’est va et vient des bus surtout. Quelques voitures cherchent une place autour du théâtre, mais le parking est complet depuis sept heures !

Je m’habitue et le vertige disparait un peu. Voici quelques passants. Ils ne savent pas qu’ils sont observés. Soudain, la pluie tombe devant moi comme un étrange rideau. Les cyclistes se font mouiller, ça ne dure pas, c’est une averse.

Le temps s’étire; c’est bon d’observer. Je suis contente d’avoir pris du temps pour ce moment suspendu. Je me sens bien calme. Ma journée sera différente, c’est sûr.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours préféré vivre la nuit chez moi à l’abri. Comme une auto veille.

Aujourd’hui, je suis dans ma zone de confort, me lève en pleine nuit et prends ma voiture pour quasi une heure de route, dans le noir, le calme et aussi, il faut le dire l’étrangeté. Le monde dort et je ne rencontre que peu de voitures, un peu de camions…

Arrivée à Beauvais, je ne suis pas la seule à veiller : Quelqu’un m’accueil, m’attends, veille sur moi. Le veilleur veillé. Une fois rentrée dans la cabane du veilleur, je m’aperçois que la vie est partout : des pigeons, un chat blanc, des piétons, des conducteurs de trottinettes, de voitures, de bus, de taxi, d’ambulances, d’avions…

La ville est mobilité et chacun participe au réveil du soleil. Caché d’abord, je vois ces effets grâce à la lumière qui change. Puis, soudainement, il éclate, face à moi et m’éblouie. M’empêcherait il de de veiller ? Je mets ma main en visière et continue ma mission en me faisant cette conclusion : la ville protège ses habitants, chacun a une mission bien définie qui permet l’entraide et le soutien. Tout du moins, j’ose l’espérer.

J’ai observé la montée du soleil. J’ai apprécié le silence de la solitude. Le peu de bruit parasite devient comme un concert, les moteurs jouent leurs partitions à répétition désordonnée quoi que millimétrée à cette heure.

J’ai pensé à mes croissants et à mon café à venir, j’ai observé l’objet abri, ces craquements, le chemin par le grill, le théâtre pour moi tout seul…

Je me suis dis encore une fois, que pour veiller sur les autres, il faut sûrement commencer par veiller sur soi, et donc prendre le temps.

Métal, bois, paysage urbain pas très inspirant, hauteur ouvrant le champ à une sorte de machine un peu philosophique… Et c’est tant mieux !

Première fois, pour un dimanche matin que je vois autant d’avions se succéder dans le ciel bleu !