Lever de soleil enchanteur.
Au début de la veille, le ciel à l’horizon semblait être la mer, avec des lumières, des lueurs d’une douceur incroyable, insaisissable. Puis le soleil s’est enflammé, et il m’a obligé à tourner le regard vers un autre point.
Le vol des oiseaux se reflétait sur le toit mouillé du théâtre. Les avions au loin avaient un point blanc sur le côté. J’ai pu prendre le temps de regarder les personnes s’acheminer vers la ville, un sac à la main. J’ai observé les voitures qui se garaient ou qui cherchaient à se garer, et même celles qui pouvaient se garer sur leur lieu de travail.
Oiseaux, personnes, voitures, bus… et juste le bruissement, le glissement du passage des voitures et des cars. Pas de deux-roues.
J’ai aimé pouvoir veiller ce matin, j’ai été gâtée par la beauté de ce lever de soleil !
J’ai pu me repérer, je me suis repérée dans le temps avec le son des cloches de l’église Sainte-Étienne, non visible du lieu de veille.
Merci pour cette très belle expérience.
Au jeudi 2 avril.
Le ciel est nuageux, mais la pluie a cessé. On peut dire que c’est un ciel gris, mais il évolue assez vite, passant d’un ton plutôt gris-marron à un gris ardoise.
Il est difficile d’admirer l’église Sainte-Étienne, mais la partie visible est superbe, et je me suis attardée sur le coq doré… J’ai eu l’impression qu’il attirait les oiseaux très nombreux à proximité sur le toit. Je trouve que les toitures du centre-ville sont harmonieuses… Ça se gâte aux alentours. Deux clochers d’église se dressent fièrement à l’horizon… plus agréables à regarder que les bâtiments en cubes.
Cette heure passée a été très agréable : ne rien faire, se poser permet de mieux observer sans précipitation.
J’ai beaucoup aimé.
Merci pour cette initiative.
La machine est en marche. Je dirais même qu’elle fonctionne bien puisque je pense à tout, sauf à rien.
- Combien de voitures passent en une minute ? Est-ce qu’à 7 h 51 (heure de début de ma veille) la ville est moins active qu’elle ne le sera vers 8 h 51 (heure de fin) ?
La réponse est oui !
- Comment est ce fameux bureau que j’aperçois ? La lumière est belle, jaune, tamisée. Étonnant pour une lumière d’entreprise ?
- Par où me surveille-t-on ?
- À quoi servent ces câbles métalliques sur le toit du théâtre, qui sont reliés par des petits poteaux ?
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Tant de questions qu’en une heure on se pose au présent.
Étonnant, relaxant, apaisant et épuisant : voilà comment je qualifierais ce projet en ce moment.
Merci au théâtre.
J’avoue que l’idée de cette veille ne m’enthousiasmait pas beaucoup.
La participation à l’atelier, auquel d’ailleurs je souhaitais échapper, m’a conforté dans mon choix d’honorer cet instant.Moment particulier qui m’a permis d’observer, de penser, de réfléchir, d’imaginer et probablement de me relaxer.
Merci au personnel du théâtre pour le très agréable accueil. Je vais en garder un bon souvenir.
C’est une expérience très agréable. Je ne savais pas à quoi m’attendre et cette heure de veilleur est passée très vite.
J’ai eu la bonne surprise d’être accompagnée par la neige au début. On observe le ballet de la vie beauvaisienne depuis notre observatoire.
Et puis, au fur et à mesure, seule, on plonge dans ses pensées.
C’est une chance que de participer à cette œuvre.
Un moment à soi.
Un moment suspendu.
Un moment inspirant.Ce choix de faire cette veille, justement la veille de mon anniversaire.
Ce choix réfléchi face à un souvenir à apaiser.
Ce choix d’embellir cette date en images.Celles d’une ville animée vue d’ici.
Celles d’êtres chers qui passaient par là.
Celles de ce ciel bleu si radieux.Se sentir à la fois invisible, intouchable et à la fois remarquée, saluée et touchée.
Je suis heureuse d’avoir ce privilège de faire partie de cette œuvre.
Déjà sublime dans l’idée.
Probablement réussie dans cette belle réalité. Celle qui nous offre une hauteur sur la ville comme sur la vie.Celle qui éclaire nos chemins comme les lumières qui s’allument à la tombée de la nuit sur Beauvais.
Plus puissant qu’une photo, cette veille m’aura ouvert un champ de merveilles dans ce monde citadin.
Merci.
Merci de m’avoir ouvert cette lucarne, cette fenêtre, cette ouverture, qui m’a rapproché de mes défunts parents et de mon ami Hervé, avec l’église Saint-Étienne et ses jolies cloches qui m’accompagnaient. Un moment de bonheur au-dessus de notre jolie ville.
Amitiés.
*Merci infiniment Adeline heureux de ton accueil et ta gentillesse.
Pas sûre de laisser ma main sur le stylo vagabonder aussi loin que mon esprit dans l’abri…
J’ai eu la chance d’accueillir le soleil, le vrai, lumineux, qui réchauffe autant qu’il éclaire…
Le voir se cacher derrière les nuages puis accueillir la pluie et ses nuances de gris.Jolie valse du temps !
Spectatrice du temps qu’il fait, du temps qui passe, qui file.
Faire partie d’un tout mais en prendre pleinement conscience le temps d’une heure (qu’il faudra faire durer).
Temps suspendu duquel il est difficile de redescendre sans se perdre.S’éloigner du tout pour se rapprocher de l’essentiel !
Un bout de ma veille m’accompagne dans ma redescente.

Je suis arrivé ici avec une idée en tête : qu’est-ce que ça fait de ne rien faire pendant une heure ? Eh bien rien…
En bon être humain, mes yeux, mes oreilles, mes sens m’ont permis de voir le soleil se lever, dans des tons orangés (c’est ma couleur), d’entendre les oiseaux…
Le battement de leurs ailes, leurs cris, le cri des corbeaux (qui, étrangement, ne s’est fait entendre qu’à partir de 8 h 30). J’ai également envie de retenir de ma veille la fumée des cheminées, la couleur des arbres en hiver, la gelée sur les voitures, le bruit presque blanc des moteurs, le néon derrière moi qui se reflète dans la vitre et qui me fait face (cela donne un effet de profondeur qui me fait oublier que je suis face au vide). STOP, je m’arrête un instant, je n’observe plus, je pense à ma fille et à ma femme (merci de rendre ma vie si exceptionnelle). Je m’approche de la vitre et j’y dépose de la buée avec mon souffle. J’y écris « <3 Morgane, Méline ». Un moment à la fois éphémère et éternel.
Tiens, un homme promène son chien (gros chien), mais sans aucune crédibilité, il a une collerette. Il disparaît de mon champ de vision, je l’entends aboyer… Je m’aperçois qu’il vient de croiser un autre chien avec son maître. Un tout petit chien, avec encore moins de crédibilité puisqu’il porte un manteau orange fluo… qui me rappelle le lever du soleil. La boucle est bouclée… Je pensais m’ennuyer ? Et finalement, j’ai passé 1 h de mon temps à recoller les morceaux d’une vision fragmentée ?
Aimez-vous (vous-même et les uns les autres).
Merci à mon accompagnatrice.
Je suis montée avec une question en tête. C’était ma deadline. Il me fallait une réponse aujourd’hui : journée où l’on célèbre l’amour, le vrai, le profond, le beau !
Ça fait quatre ans que tu attends une réponse avec une patience infinie et un amour toujours intact, alors c’est OUI!
Tu es l’homme le plus fiable, le plus généreux, le plus courageux, le plus inventif et le plus solide que je connaisse, merci d’être dans ma vie. J’te kiffe ! (C’est un petit mot doux entre nous, car au début nous n’osions pas nous dire « je t’aime » et c’est resté !)
Un grand merci au TDB pour ce projet partagé avec les Beauvaisiens et Beauvaisiennes !
Je vous ai vus, avec vos vies et vos rythmes si différents les uns des autres. J’ai aimé le reflet des néons qui encadre notre ville, la couleur du ciel qui se nuance du rose au jaune, au bleu, et vous les oiseaux, si libres, si vifs, si vivants et intenses.
J’ai veillé sur vous et j’ai aimé.
Encore merci et que l’Amour inonde vos vies. XXX
Le ciel est resté couvert de 8 h à 9 h, et l’agitation moindre qu’en un jour de semaine. Le fait que ce soit le premier samedi des vacances livre davantage aux projets qu’à la poésie, je me contenterai donc d’observations simples et prosaïques.
Tout d’abord, ce n’est pas parce que le ciel empêche de voir que le soleil ne se lève pas : les couleurs varient, en restant dans les mêmes tons pastel, et la lumière grandit doucement.
Ensuite, et c’est là le point le plus intéressant, être visible aux yeux de tous ne signifie pas être vu par tous ; au contraire, en hauteur, sans voisins pour entendre ni vis-à-vis, on est libre de chanter très fort ou de danser sans crainte des regards ni des oreilles. C’est donc un espace qui permet, notamment par cette importance de la présence du corps et de l’esprit, de laisser exploser son caractère unique et propre. Nous naissons comme des originaux… ne mourons pas comme des photocopies, dirait Carlos Acutis.
En ce jour de chance,
Ce soir de vacances,
J’ai eu la chance de veiller sur Beauvais.
Observatrice du haut du théâtre,
J’ai vu un jeune homme attendre,
Attendre, avec un joli bouquet de roses rouges à la main : demain, c’est la Saint-Valentin.
Quelle joie d’avoir participé à ce doux moment d’individualité collective.
Place à la journée des amoureux…
Un temps d’arrêt avant d’entrer en scène, un souffle au bruit des hélices, puis le silence entre dans l’espace. Alors le spectacle peut commencer.
Au fil des battements de cœur, la ville s’éveille dans un décor illuminé par ce ciel de coton dans lequel un astre gris perce tant bien que mal. C’est assez amusant de voir ce ballet qui porte en lui une lenteur régulière. Pas d’exploits, pas de coups d’éclat, seulement des couleurs grisées par le coton du ciel, des mouvements mécaniques et quelques curieux se tournant vers la scène. Discrètement, l’œil aux aguets, eux immortalisent l’instant.
L’odeur du bois se fait maintenant habituelle, la guirlande lumineuse commence à se confondre davantage avec les murs, les pensées s’entrechoquent et se mélangent au tempo de mon souffle. Une ritournelle s’installe, une phrase retient mon attention, sortie de ce morceau, joué avec le Phield B Hotel il y a peu de temps : « I can’t stand the rain against my window… ».
Ici, dans ce cadre, je donnerai tort à cette chanson, le temps de ma veille.
Merci pour cette expérience.
Moment unique, inattendu, suspendu et excitant !
Je n’étais pas seule, la tempête Niels m’a accompagnée. Les nuages se déplaçaient vers l’Est à une vitesse vertigineuse, entraînant des nuances de luminosité.
Puis le regard se tourne sur le ballet incessant des véhicules et des piétons ; l’esprit est pris par le bruit très perceptible de la ville.
L’imagination revient et je me prends pour une gardienne de phare. Au loin, je perçois les lumières clignotantes d’éoliennes… alors pourquoi pas de bateaux…
Puis un nuage d’étourneaux vole et danse.
Magnifique spectacle enivrant.18 h 07…
Moments pleins de saveurs à déguster encore longtemps.
Merci.