Noël : la date est aussi symbolique que cette expérience de veille.
La ville est encore paisible et endormie, alors j’observe. Il paraît que les couleurs ont disparu de notre quotidien : voiture verte, orange, bleue, maisons rouges… Et le soleil se lève, confirmant que les couleurs sont toujours là !
La ville est plongée dans une lumière rose orangée qui se reflète sur les cheminées et sur Saint-Étienne.Au loin, un volet s’ouvre, une lumière s’allume. Je me reconnecte à la date du jour et imagine un enfant découvrant, émerveillé, ce que le Père Noël lui a apporté. Saint-Étienne sonne : il est 9 h 15, déjà ! La ville commence à s’agiter : une femme court avec une valise, un homme promène son chien, des passants vont chercher leur pain, d’autres m’observent et me saluent.
Je m’observe moi aussi : la lumière de l’objet-abri se reflète sur la vitre et crée un cadre lumineux dans lequel je me reflète. Je m’observe donc en observant la ville, qui m’observe elle aussi. Jolie mise en abîme !9 h 30 : le dernier quart d’heure, déjà. À tout moment, Manon viendra me chercher. Je suis déjà nostalgique de voir se terminer cette heure suspendue, magique, unique.
Pourtant, je suis heureuse et sereine, car je sais que la ville sera protégée par les regards bienveillants de tous ces veilleurs qui se succéderont jusqu’au 4 octobre prochain, à commencer par toi, Lucas, qui prendras ma place ce soir !
Merci Joanne et merci au Théâtre du Beauvaisis de nous offrir de si belles émotions !


Adeline
jeu 25.12 8H44
Matin