Aujourd’hui, je veille pour la deuxième fois. Le lever matinal semble rebuter les veilleurs… Alors, je veille pour ne pas rompre la chaîne.

Manon m’accompagne, ouvre la porte de l’objet-abri que je connais bien puisque moi aussi j’accompagne régulièrement les veilleurs et pourtant l’effet « Wahou ! » est immédiat !

Le paysage est toujours le même et à la fois si différent ! Le soleil est encore caché derrière une légère brume et quelques nuages. J’observe et aimerais pouvoir mémoriser chaque détail pour toujours.
La veille s’apparente à une séance de méditation. Des idées et des questionnements surgissent, tantôt philosophiques, tantôt pratiques :

  • La nature, si parfaite, peut-elle être le fruit du hasard ?
  • Que vais-je acheter comme légumes sur le marché ?
  • J’adorerais être un oiseau et danser dans le ciel comme ceux qui m’accompagnent mais les oiseaux aimeraient-ils être humains ?

Le soleil, malgré les lunettes, devient trop fort. Alors je ferme les yeux et vis une expérience sensorielle. Je me concentre sur la température, la sensation du soleil sur ma peau, les sons qui m’entourent…

Et je constate qu’il manque quelque chose : Saint-Étienne ne sonne pas ! Dans un monde où tout est immédiat, j’aimerais chercher sur internet à partir de quelle heure les cloches sonnent. Aujourd’hui, il faudra attendre, réapprendre à prendre le temps, à ne pas obtenir tout ce que l’on souhaite en un claquement de doigts…

Deuxième veille donc, mais expérience tout à fait unique et nouvelle.

Merci le TDB, Manon et Joanne pour ce superbe projet.