Il y a quelque chose de particulier dans la ville qui se réveille. Avant le bruit, avant l’agitation, elle se réveille doucement, presque timidement.
Depuis la « cage en bois », j’ai assisté à ce ballet matinal de celles et ceux qui la maintiennent en vie. Les équipes de nettoyage, les livreurs, les chauffeurs de bus, tous déjà à l’œuvre alors que la plupart des habitants dorment encore. Leur travail est discret, presque immobile, pourtant c’est grâce à eux que les premiers travailleurs ou voyageurs peuvent rejoindre leur destination.
Puis viennent les promeneurs de chiens, encore un peu endormis, bâillant parfois. Les vacances sont là, elles se…
La ville est calme, plus légère. Je vois quelques travailleurs, quelques valises aussi, sans doute celles de ceux qui partent enfin profiter d’un repos bien mérité. Peu à peu, la lumière change. Les premiers rayons du soleil percent avec douceur et viennent redonner des couleurs aux façades encore habillées de la grisaille de la nuit.
Cette veille au lever du soleil m’a offert une parenthèse rare. Loin du flot incessant d’informations que la technologie nous sort à chaque instant, seules quelques ailes de pigeons venant battre l’air interrompaient le fil de mes pensées. Un silence simple, presque oublié, qui laisse enfin de la place à l’observation et à la réflexion.
Joyeux anniversaire à moi-même !


Aleksandra
ven 24.07 6H10
Matin