1 h, 60 minutes, 3 600 secondes… C’est le temps d’un instant ou d’une éternité, tout dépend de l’échelle de temps à laquelle on se place.

Du haut du pinacle du théâtre, c’est cette fois-ci l’échelle spatiale qui fait sentir le veilleur tel un géant observant des lilliputiens s’affairant à ses pieds.
Scrutant d’un œil panoptique ses concitoyens et leurs activités de surface, pouvait-il sonder également leur cœur et leurs pensées ?

Le paysage urbain semble faire partie d’un décor de jeu, que l’on pourrait modifier à sa guise du bout des doigts.

La campagne environnante semble si lointaine et absente, même si la ville paraît finalement assez boisée.

Cette fin d’après-midi fut maussade, mais elle éclaira la fin de l’heure, le soleil nous ayant gratifiés d’une dernière extase lumineuse avant l’agonie lugubre de la nuit.

Les bâtiments de la ville sont aussi réapparus sous un nouveau jour, certes déclinant ; les nuages se sont parés d’ocre céleste !

Merci pour cette expérience singulière, qui mériterait de pouvoir être rééditée d’autres fois.
De mon côté, j’ai essayé de perpétuer cette chaîne symbolique des veilleurs, en étant la première marche d’une courte échelle amicale, en incitant des personnes autour de moi à se joindre à ce mouvement biquotidien.