Drôle d’expérience.

Je crois que j’ai cru devenir folle, ou était-ce simplement le fait d’être enfin confrontée à moi-même ?
Peut-être.

Ce point de vue beauvaisien a été décrit maintes fois ; je connais ma ville, pourtant, je la vois différemment. Le monde et le mouvement m’intriguent, les bâtisses un peu moins.

La ville vit. Qu’on veille sur elle ou non, elle avance. Les gens l’habitent et l’ensemble forme une continuité de flux rarement interrompu.

VIVRE ce moment suspendu avec ma ville, la ville de mon enfance, ouvre aussi la porte à ses souvenirs…
… Et la FOLIE, j’y viens… Je l’adore, ma folie.

Elle m’a fait vibrer au rythme de cette continuité humaine qui défile sous mes yeux…
En une heure de temps, j’ai su être choriste, danseuse et acrobate. Les oiseaux étaient mes seuls spectateurs, parfois même les comédiens de ma propre comédie. C’était rigolo, j’ai vraiment ri.

SEULE.

Porte-t-on vraiment un regard sur la ville, ou finalement sur soi-même ? Ce sera la conclusion de mon introspection. La suite au prochain épisode…

PS : Testez l’acoustique de cet objet-abri, il est super ! (J’ai mal à la gorge)