Je suis réjouie et je me sens si vivante. Menée par cette expérience.

Mon immobilité a été immédiatement happée par la vie en mouvement dans un espace-temps très particulier. Ma veille a démarré avec un groupe de chiens tournoyants, aboyant, tirant sur la laisse, trépignant en tous sens, ce qui a ouvert mon regard. Leur départ a ouvert mon regard. Le gris du ciel, transformé par des touches de rose, s’éclaircissant avec des touches de lumière, des vols d’arabesques d’oiseaux, l’allure vive, modérée ou rapide des passants, le ballet des voitures, les lumières devenant plus présentes : bref, une vie rythmée, avec quelques pauses éphémères. Plus je regarde, plus je vois et j’entre en interaction avec des « coucou » d’enfants. Les sons qui accompagnent ceux de la ville, mais aussi toute cette cohue improbable, un brandissement vibrant.
J’aurais pu continuer à observer encore et encore, tout en me racontant des histoires de ces personnes, de ces animaux, de ces bâtisses, dont la plus proche et imposante, Saint-Étienne.

Je fais le lien avec la danse et cette création. La vie est danse. Quelle chance de pouvoir y participer, d’y être actrice, entre autres, du haut de ce théâtre, dans cette cabane, seule et reliée au monde.

Un grand merci pour la préparation en amont, l’accompagnement. C’est précieux. Une sacrée expérience.