Ce matin, la ville est dans la brume. Depuis mon abri, je devinais un premier plan avec le théâtre, le parking, puis les toits des immeubles, des clochers d’églises et le ciel brumeux.

Brume, panache de fumée, lumières de la ville qui s’éveillent – phares de voitures, feux tricolores, quelques fenêtres qui s’allument -, le bruit continu de la circulation, des oiseaux en plein vol, le brouillard qui se lève laisse apparaître les collines d’Argentine (ah oui c’est vrai, normalement pas de majuscule puisque c’est le nom d’une fleur) ; au final, le clocher de Marissel puis la brume qui redescend à la fin de la veille. Et puis les cloches de Saint-Etienne.

Les gens passent sur le parking, tirant leur charrette du marché, certains sous un parapluie.

L’idée de faire partie d’un ensemble, de ce projet me plaît bien. Se tissent des liens depuis que j’en ai entendu parler. Je croise des personnes qui sont heureux de ce projet, qui veulent venir veiller ou qui l’ont déjà fait. Pendant la veille, il y avait même une communion avec les passants, certains s’étant tournés vers le théâtre et faisant un signe de la main auquel j’ai répondu.

Ce fut aussi un temps de dialogue avec mon histoire passée, ce jour étant une date particulière et forte pour moi.