Tout d’abord, une sensation de veille et une question : « Est-ce que je vais tenir pendant une heure dans cet espace réduit ? »
Vite attirée par le soleil, je m’émerveille de le voir se lever si rapidement. Aujourd’hui, malgré les nuages, il se faufile et je le vois continuer sa course. Les couleurs sont magnifiques, des faisceaux lumineux enveloppent la ville. On dirait une image biblique. Là, pendant plus d’un quart d’heure, je suis bien présente, puis mon esprit vagabonde. Puis à nouveau, présence.
C’est impressionnant le bruit qui remonte ; c’est un bourdonnement omniprésent. C’est va et vient des bus surtout. Quelques voitures cherchent une place autour du théâtre, mais le parking est complet depuis sept heures !
Je m’habitue et le vertige disparait un peu. Voici quelques passants. Ils ne savent pas qu’ils sont observés. Soudain, la pluie tombe devant moi comme un étrange rideau. Les cyclistes se font mouiller, ça ne dure pas, c’est une averse.
Le temps s’étire ; c’est bon d’observer. Je suis contente d’avoir pris du temps pour ce moment suspendu. Je me sens bien calme. Ma journée sera différente, c’est sûr.

