J’ai veillé sur cent trente-six passant·e·s, trois chiens, huit enfants. J’ai veillé sur les quarante-cinq voitures stationnées, les trois avions dans le ciel, les chants d’oiseaux qui passaient.
J’ai veillé sur des cyclistes, sur l’air, sur le temps.
J’ai veillé sur Valentine un moment, sur le bleu, le violet ; j’ai veillé aussi loin que j’ai pu.
Et puis j’ai pensé aux Gazaoui·e·s, aux Iranien·ne·s, aux Libanais·e·s. Je me suis dit que personne ne pouvait veiller sur eux, sur elles.


Benjamin
sam 11.04 19H39
Soir