J’étais venue curieuse et ouverte, et également interrogative. Une heure… est-ce long ? Court ? Un moment d’observation ? De la ville ? De son moi intérieur ? Des mouvements de la vie ? Un peu de tout cela, et également la satisfaction de prendre son temps, un dimanche matin pas comme les autres.
Une prise de hauteur sur une ville que je connais un peu, mais pas tant que cela, et que j’ai pu voir différemment. Très peu de mouvements. Des bâtiments Lego, sans signes de vie. Rien n’y a bougé. Ni volets, ni lumières, ni entrées et sorties. Le jour s’est levé lentement, sur un ciel d’hiver de Picardie : gris-blanc, uniforme, également sans vie.Ça pousse à s’écouter soi, la respiration, ses aspirations. Regarder le vol des oiseaux, écouter leurs battements d’ailes, les roucoulements, leurs chants contrastant avec le bruit des quatre bus passant durant cette heure et des deux avions.
J’ai beaucoup pensé à la période COVID en voyant ce peu de rythme dans la préfecture. Que quatre voitures ont bougé sur le parking, tellement peu rempli. Deux trottinettes sont passées, quelques voitures sur les boulevards, deux promeneurs de chien, deux coureurs, quelques rares passants seuls, et un groupe de six personnes, trois vélos. Le rythme très calme d’une ville, un matin d’hiver pas si froid que cela, m’a enchantée, avec ces arbres nus qui vont bientôt retrouver leurs feuilles et modifier cette perspective. Le rythme est donné durant cette heure par les cloches de l’église proche, la signalisation hypnotique et les lumières de la ville qui s’éteignent.
Merci pour l’expérience et l’accueil.


Caroline
dim 01.02 8H21
Matin