« Acheteur, ch’est ch’grand momint ! Ahite, ahite, eul lumière estrordinaire d’ech solé, a m’inv’lope ! Que d’zzémouvures… pi d’seurprinses ! Ch’est gramint tout tiot ichi ! »
Maintenant, c’est le grand moment ! Très vite, la lumière extraordinaire du soleil m’enveloppe ! Que d’émotions… et de surprises ! C’est vraiment tout petit ici !J’entends, avant de voir, la ronde des bus vers la gare, vers le pont de Paris, venant de la ville…
Des cheminées sortent d’épais panaches de fumée qui disparaîtront par intermittence ou s’amenuiseront pendant la veille. Je m’attendais à voir Mary Poppins et les ramoneurs ! Le froid monte dans les pieds et le soleil dans le ciel : du rose, de l’orangé, puis du jaune, avec parfois un voile de brume. Beauvais se teinte, se réveille, « min Diu, comme ch’est bieu ! », mon Dieu, que c’est beau ! « J’m’in su ébeubie ! » J’en suis estomaquée !Des sapins, des ifs, des thuyas ? Semblent vouloir dépasser les autres arbres, mais les peupliers sont bien au-dessus.
Peu à peu, les rayons du soleil entrent dans les appartements côté est…
En fin de veille, j’entends davantage les voitures. Des piétons passent, bien emmitouflés. C’est beau, c’est l’hiver, c’est calme.
Je suis un peu étourdie de lumière… magique !


Catherine
lun 29.12 8H45
Matin