C’était très beau de voir le soleil se lever. J’étais là où je voulais être, contente d’avoir répondu à cette proposition : veiller une heure au lever du soleil. Un trait lumineux, des nuages brillants, des couleurs en dégradé.
Il n’y avait que le silence que j’étais surprise de ne pas trouver. C’est pourtant lui, je crois, que j’étais venue chercher. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de bruit. Celui de l’air qui circulait et, à l’extérieur, celui des véhicules, les bus en particulier, qui circulent tôt.
Je me suis sentie bien et je regardais l’ascension du soleil, les mouvements du ciel, souriante aux passages des oiseaux. Les pigeons, me suis-je dit, volent le plus bas. Un papillon est venu un moment voleter devant la vitre.
Et puis le soleil a continué à monter et à avancer. J’étais un peu éblouie et surtout, j’avais chaud, très chaud, et je n’osais pas ouvrir la porte. Je me déplaçais sur la gauche, à l’ombre, pour échapper au soleil, un peu piégée…J’ai ressenti de la déception, l’impression que j’allais subir, encore, une situation que j’avais pourtant moi-même choisie…
J’ai fini par ouvrir la porte et, avec l’air frais, mon bien-être est revenu. Je pensais que j’allais goûter à la solitude, mais depuis l’atelier de mardi, je me sens participer à une aventure collective.Durant ma veille, je me suis sentie comme faisant partie d’un grand mouvement, avec les autres veilleurs, veilleuses, avec les oiseaux qui passaient, les voitures qui se garaient, prenant leur place dans une case, comme moi, dans la mienne.
J’ai envie de continuer à observer…


Céline
ven 10.07 5H55
Matin