Veiller sur la ville. Sur ses habitants. Sur le Beauvaisis aussi. Sur ses habitants aussi.
Quelle étrange idée, en effet.Il y a quelques siècles, j’aurais pu apercevoir les troupes des Bourguignons et les hommes de Charles venir mettre le siège à la ville.
J’aurais veillé et prévenu les habitants et les personnes réfugiées dans la cité.Aujourd’hui, la ville s’éveille tranquillement.
Des bus, des voitures, des promeneurs, plus ou moins pressés. Quelques chiens qui promènent leurs maîtres.
Des pigeons égarés ou surpris de me voir, si haut.J’espérais un ciel rouge de feu. Ce fut un ciel nuageux qui m’accueillit. Assez lourd.
Les nuages roulent doucement, si proches.
En Picardie, nous avons toujours l’impression de pouvoir toucher les nuages.
Et soudain, « culotte de gendarme », comme disait ma grand-mère. Petit coin de ciel bleu…Enfin, la lumière dorée « grignote » peu à peu le ciel gris. Cette lumière dorée, si chère à Philéas Lebesgue, lumière du matin…
Tourné vers l’Est, je sais et sens mon village de Milly dans mon dos. Petit voyage intérieur, avec comme horizon les couchers de soleil flamboyants. La ville devant moi et ses habitants qui font la ville.
Presque collé à la vitre, je tente de me rapprocher du soleil, car il réchauffe plus, comme dit le proverbe. Et Hélios est toujours dans mon cœur.
Merci.


Christophe
mar 13.01 8H41
Matin