Ce matin, quand je me suis réveillé pour veiller sur Beauvais, je repense à cette dame qui s’est garée sans même se retourner. À ce monsieur qui est passé sur le parvis où nous contemplons. À ces joggers qui couraient en étant motivés. À ces travailleurs de rue qui ont tout nettoyé. À Louis qui a veillé sur un veilleur éveillé. À ces avions qui se sont envolés. À ces oiseaux qui ont dansé. À tous ces sons que j’ai pu écouter. À la police que j’ai pu observer. À tous ceux que j’ai pu oublier.

Merci de m’avoir permis de veiller, éveillé sur un monde endormi, le temps d’une année.