Quand je suis arrivée, j’ai été envahie, gênée par le bruit de la circulation et mes yeux étaient « agités » par les différents passants de part et d’autre de mon champ visuel. Au début, mon cœur battait vite (après avoir monté quelques marches) j’ai senti la fraîcheur sur moi ; pieds écartés de la largeur de mon bassin, j’ai croisé les bras. Au fil du temps, mon cœur s’est ralenti au point de ne plus y prêter attention. J’ai ressenti rapidement des fourmillements à la plante des pieds qui ne m’ont pas quittée.
Les voitures allaient dans tous les sens, les personnes également. Les nuages et le soleil eux étaient plus apaisants, seuls les bâtiments étaient figés… Je suis restée droite sans jamais perdre l’équilibre. A un moment donné, mes bras s’engourdissaient ; en laissant tomber mes bras, j’avais l’impression que mes doigts voulaient atteindre mes pieds, mes bras étaient lourds de pesanteur.
Lorsque le soleil est passé au-dessus des nuages, il m’a ébloui (j’avais oublié mes lunettes de soleil). Alors j’ai fermé les yeux et j’ai été caressée par sa chaleur. Je n’ai pas perdu l’équilibre. Au fur et à mesure, rapidement, le bruit n’était plus gênant. Il était devenu un fond sonore.
Je sentais que l’air qui passait dans mon nez était de moins en moins frais. Je me suis dévêtue lorsque le soleil s’est montré pleinement. L’enveloppe de mon corps et l’intérieur n’étaient plus les mêmes qu’à mon arrivée.
Cette expérience au lever du soleil, m’a donné envie de découvrir le moment du coucher du soleil…
Je remercie le Théâtre du Beauvaisis pour cette expérience unique.

