Seconde veille. Cadeau inespéré !
De ma première veille, je garde le sentiment de n’avoir veillé somme toute que sur mes sensations :
- Appréhension de trouver le temps long.
- Appréhension de l’inconfort de la station debout.
- Et surtout, frustration causée par le brouillard qu’il y avait ce jour-là ! Brouillard d’où émergeait seulement, à de très rares moments, le rouge des feux de circulation devenus unicolores. Privée de repères visuels, la voix s’est donnée à cœur joie, sans pitié pour les oreilles avoisinantes. C’était quoi, cette veille bruyante ? Sensation d’être en cage !
Alors aujourd’hui, je m’étais promis une veille silencieuse : pas de chant, pas de sifflement.
Le regard seul, et je n’ai pas vu passer l’heure ; seuls indices, les changements de luminosité, les quartiers éblouis du soleil qui sombrent alors dans l’ombre.
Les passants, visibles aujourd’hui, qui deviennent de plus en plus rares, les pigeons qui se rapprochent de plus en plus du théâtre. Le ciel, enfin, qui se teinte de rose.
N’eût été la température et les sueurs qui se sont ensuivies, le moment aurait été magique ; là, c’était plutôt la sensation du poisson dans son bocal !


Danielle
mar 11.08 20H18
Soir