D’Aznavour à Barbara Pravi, en passant par Esther Galil, Jean-Louis Aubert ou encore Grand Coprs Malade, nombreux sont les artistes à avoir chanté « le jour se lève ».
La sublime chanson d’Esther Galil commençait ainsi :
« Il est bientôt cinq heure, le matin va venir,
Vous avez tous le cœur à aimer ou dormir,
Mais moi, je reste seule. »Moi aussi, je suis resté seul à regarder ma ville s’éveiller. Un magnifique ciel rouge en face de moi, ciel rayé par les innombrables traînées laissées après le passage des avions. Puis, très vite, le soleil a pris de la hauteur.
Il m’a ébloui ; j’étais obligé de mettre une main sur mon front pour m’en servir comme visière.Une trottinette passe à vive allure ; plus tranquille, une mamie promène son chien. Des voitures et des passants de plus en plus nombreux apparaissent à mesure que le temps passe.
À mes pieds, tout en bas du théâtre, dans une cour intérieure, une table noire et sept chaises autour attirent mon regard ; je trouve l’ensemble très graphique.
Je me sens comme un spectateur privilégié, à capter des détails que les autres ne voient pas. Je me sens presque aussi comme un voyeur, car même si je ne suis pas caché, les autres ne me voient pas. À part un couple d’amis qui m’a fait la surprise de venir me faire un petit coucou.
Mon accompagnateur du jour, Louis, que je remercie, vient me chercher. Déjà ! Je n’ai pas vu le temps passer.
Dans un monde qui vit à 100 à l’heure, merci de m’avoir permis ce moment suspendu.


Denis
jeu 09.04 7H10
Matin