Un temps d’arrêt avant d’entrer en scène, un souffle au bruit des hélices, puis le silence entre dans l’espace. Alors le spectacle peut commencer.

Au fil des battements de cœur, la ville s’éveille dans un décor illuminé par ce ciel de coton dans lequel un astre gris perce tant bien que mal. C’est assez amusant de voir ce ballet qui porte en lui une lenteur régulière. Pas d’exploits, pas de coups d’éclat, seulement des couleurs grisées par le coton du ciel, des mouvements mécaniques et quelques curieux se tournant vers la scène. Discrètement, l’œil aux aguets, eux immortalisent l’instant.

L’odeur du bois se fait maintenant habituelle, la guirlande lumineuse commence à se confondre davantage avec les murs, les pensées s’entrechoquent et se mélangent au tempo de mon souffle. Une ritournelle s’installe, une phrase retient mon attention, sortie de ce morceau, joué avec le Phield B Hotel il y a peu de temps : « I can’t stand the rain against my window… ».

Ici, dans ce cadre, je donnerai tort à cette chanson, le temps de ma veille.

Merci pour cette expérience.