C’est passé vite !
Je guettais pourtant les cloches de l’église qui ponctuaient ce moment suspendu…
J’ai vu des enfants sur le chemin de l’école. Certains n’avaient pas envie d’y aller et leurs parents devaient les tirer par les bras.
J’ai vu des touristes se diriger vers la gare avec leurs valises à roulettes et leurs chapeaux.
J’ai observé le bal des voitures sur le parking. Ah ! Elle repart déjà ! Cette voiture vient de se garer et personne n’en sort. C’est étrange…
J’ai vu assez peu d’animaux. Des pigeons, un bourdon, un corbeau.J’ai été très étonnée par la vitesse à laquelle le soleil s’élève dans le ciel. Une heure après s’être levé, il trône déjà et nous réchauffe. Il fait bon dans cet abri.
J’ai pensé que le regard des veilleurs, leur présence, venait déposer un édredon léger et moelleux sur le monde. Mais je me suis sentie un peu moins à l’aise quand les techniciens venaient faire leur pause-café sur la terrasse. J’ai eu peur qu’ils se sentent surveillés ! On a davantage l’habitude de veiller les personnes souffrantes, voire les morts, que le monde des vivants.J’aime ce moment de la journée, le petit jour. Alors, tout est possible !
Merci à Nathalie pour l’accueil.
Émilie
ven 25.09 7H41
Matin