Le jour s’est levé, mais le soleil est resté bien caché derrière les nuages. La ville s’est éveillée : les bus sont bondés, les voitures circulent, quelques piétons se hâtent vers leur occupation de la journée.
Certaines lumières s’éteignent dans les maisons, d’autres s’allument dans les bureaux. Tiens ! Un avion qui se pose ! En cette saison, les arbres sont dénudés, pas d’oiseaux, sauf quelques pigeons.
Au-dessus des toits, verts ou bruns, on devine les flèches de l’église Saint-Joseph, le fond du boulevard et, au loin, l’église de Marissel.Je me sens un peu comme un observateur ; la hauteur accentue la distance et mon décalage avec les gens.
Les immeubles, le beau dallage devant le théâtre, les toits : tout cela fait un ensemble très universel. Alors, je vais jusqu’au fond de l’objet-abri, je ferme les yeux… et je me retrouve en forêt, dans un chemin couvert de feuilles, avec de la belle mousse aux pieds, des arbres, le calme, le silence, la solitude propice à cette échappée.
J’ai bien aimé l’idée de la chaîne, du mouvement continu de la vague, et j’ai beaucoup apprécié cette expérience de concentration, de recentrage et de rupture du rythme habituel.
Je vous souhaite une très belle journée.


Françoise
ven 12.12 8H36
Matin