Pas de soleil qui se couche, mais plutôt l’obscurité qui habite de plus en plus le lieu.

J’ai vu beaucoup de gris : un sol bétonné, pavé ; des façades ; des voitures ; des vêtements. Quelques pointes de rouge : le feu tricolore, les enseignes de magasin et d’autres voitures. Pas de couleurs.
Des voitures qui cherchent une place où se garer, puis roulent et traversent le pont de Paris, puis se croisent. Une quinzaine d’autobus bleus.
Peu de gens marchent dans la rue, il fait froid.
Des objets volants : 3 avions atterrissant, des nuées d’oiseaux.

J’ai entendu aussi beaucoup de sons : le ding-dong des autobus, les bruits d’ambulances qui s’éloignent, celui d’un chien qui aboie, et un grondement continu de moteurs et des roues des véhicules.

Quelques personnes m’ont vues : un homme seul avec sa cigarette, un couple, et un autre couple avec un enfant. Je me suis demandé ce qu’ils voyaient, eux, d’en bas, de cette silhouette encadrée de lumière.
Mais je n’ai pas pu voir leur visage. Ils semblaient intrigués, peut-être que l’on veille sur eux et sur la ville, que l’on demeure fixe et attentif face au changement et au mouvement.