Le ciel est resté couvert de 8 h à 9 h, et l’agitation moindre qu’en un jour de semaine. Le fait que ce soit le premier samedi des vacances livre davantage aux projets qu’à la poésie, je me contenterai donc d’observations simples et prosaïques.

Tout d’abord, ce n’est pas parce que le ciel empêche de voir que le soleil ne se lève pas : les couleurs varient, en restant dans les mêmes tons pastel, et la lumière grandit doucement.

Ensuite, et c’est là le point le plus intéressant, être visible aux yeux de tous ne signifie pas être vu par tous ; au contraire, en hauteur, sans voisins pour entendre ni vis-à-vis, on est libre de chanter très fort ou de danser sans crainte des regards ni des oreilles. C’est donc un espace qui permet, notamment par cette importance de la présence du corps et de l’esprit, de laisser exploser son caractère unique et propre. Nous naissons comme des originaux… ne mourons pas comme des photocopies, dirait Carlos Acutis.