La nuit, le temps respire-t-il plus rapidement ? Va savoir ! Le crépuscule vacille lentement, épuisé. Il voltige, persiste, s’accroche dans les replis du sommeil. Les plaies des restes des rêves et cauchemars. Et Saint-Étienne sonne… ding… ding… ding… Les bus et la rumeur s’installent, les fumées blanches des chauffages prennent leur place. Béance… Aspérité… Méandres…
Bonjour les pigeons. Pensées.

« Née et vivant à Bamako, ma belle-sœur avait de grands yeux rieurs et un superbe sourire. Elle avait deux ans. La maladie l’a prise. »
« N kobi yaxare be ga saare bamako, a do yaaxanputju niaxalinto, do soyi ta haranjere, na wuyi toxo siino hiili baane a kara watte dii. »
(Traduit en Soninké, une des langues officielles du Mali, avec le français).

Un haïku pour Gabriel, mon fils.
« pleurs et cris
sans dent et déjà mordant
mon enfant »
Dans Cent haïkus pour la paix – éd. L’Iroli