La porte se ferme… me voici en veille !

Là-bas, vers les « sommets » au sud-est, un halo rose vient déjà éclairer les nuages et annoncer le lever du soleil. Ciel gris, gris, tellement gris tout autour : dommage !
Mes sens tout en éveil, je distingue le chant d’un pinson des arbres, quelques bruits de voiture, la ville est encore calme.

Là-bas, au loin derrière l’église de Marissel, le rose s’accentue et irradie le couvercle des nuages.
Un piéton lève la tête vers moi et me fait un coucou. Le ballet des voitures s’amplifie. Les bruits de la ville viennent couvrir le chant des oiseaux.
Le rose au loin n’est plus, le soleil a totalement disparu !

8 h sonnent à l’église Saint-Étienne, déjà !
Je me demande quelle vue m’aurait été offerte voici un siècle, le 2 avril 1926, à la même heure ?

Le parking est plein. Le flux des piétons se calme, le ciel est gris, gris, gris, tellement gris !

Un bruit différent, on frappe à la porte ! Une heure déjà !!!
Je vais quitter, avec une légère nostalgie, cette position de veilleuse de l’aube…

Merci pour cette belle expérience.