Il pleut à verse ce dimanche matin. Moi qui me faisais une joie de contempler un beau lever de soleil. Raté.
Un ciel gris m’a donc accompagné durant cette heure de veille. Un ciel gris, mais pas que ! Quelques passants, matinaux. Les éboueurs et les camions de nettoyage. Quel bruit. Les bus de la ville, qui se relaient pour transporter les habitants. Aussi quelques chiens qui accompagnaient leurs maîtres en promenade matinale.
J’ai vu aussi, malgré ce temps gris, quelques avions se poser.Du poste d’observation, nous avons vu le quartier Argentine, le centre-ville bien sûr. Sur la gauche, on aperçoit l’église Saint-Étienne. Dommage, l’angle de vue n’est pas très large et la lumière se reflète sur la vitre.
Une heure, ça peut sembler long, mais en fait non. On se concentre sur la ville et puis l’esprit vagabonde. Le mien m’a emmené sur mon service militaire, où je faisais des gardes la nuit, seul, dans une guérite encore plus petite que celle du théâtre. Bien qu’interdit, j’y emmenais une petite radio et une lecture.
J’ai également songé à qui je veillais, ou à qui je pourrais veiller. Beaucoup de monde, en fait. Cela m’a naturellement ramené à ces deux jours de fin février où, avec mon frère et ma sœur, j’ai veillé ma maman avant son grand voyage vers « l’autre bout du monde » (feat. Émilie Loizeau).Je songeais à cela et à bien d’autres choses, quand quelques pigeons se sont posés sur le toit de la petite salle, pour s’abreuver. Ils avaient l’air ravis. J’étais heureux de terminer ma veille en leur compagnie.
Merci au théâtre et à l’accompagnatrice pour ce beau moment.
Prenez soin de vous.


Hervé
dim 07.12 8H31
Matin