Qui suis-je pour prétendre veiller sur la quiétude de la ville ? Qui suis-je pour narguer le vieux Saint-Pierre qui, du haut de ses huit siècles de pierre, n’a pas réussi à protéger les hommes des aléas de l’Histoire ?
Qui suis-je, sinon un humain parmi les humains, mais qui crois à la valeur de l’art et de la culture.
Installé au dôme du TdB, Botul de l’art, j’ai contemplé avec bienveillance mes contemporains. Des piétons, chalands et nonchalands, qui ne semblaient pas perturbés par la pluie qui tombait drue. Des chiens qui promenaient leur maître et musardaient dans les espaces verts. Des voitures. L’une d’entre elles peinait à se garer sur le parking. Le conducteur hésitait, reculait, avançait, pour s’immobiliser de travers. Puis il est sorti laborieusement de son véhicule. C’était une conductrice !
Le ciel d’un quasi uniforme était traversé de lumières qui filaient vers le Tillé. Puis le gris s’est tassé vers l’horizon, dégageant comme une calvitie sur la boîte bleue.
La circulation, de plus en plus dense, était fluide, la ville était paisible et dégageait un sentiment de paix. Aucune précipitation. Aucun stress…
En apothéose, sur l’écran gris de l’horizon, comme un clin d’œil au théâtre, des étourneaux chorégraphiaient une murmuration pleine de grâce.


Jean-Pierre
lun 24.11 16H01
Soir