Une heure debout : le corps est fixe, mais le temps défile. Une heure pour plonger dans ses souvenirs les plus lointains, aller explorer tous les recoins de son esprit.
Observer la ville, ses petits détails, ses mouvements.
Voir au loin les éoliennes et se dire qu’avec le vent qui souffle fort aujourd’hui, c’est une belle journée pour elles.
Repérer l’église de Marissel grâce aux très grands projecteurs du stade de foot juste à côté. Chaque matin, pour aller au travail à vélo, je passe devant elle en coup de vent ; ce matin, j’ai pu prendre le temps de la regarder plus longtemps.
Une heure à repenser à toutes les belles personnes qui m’entourent, à avoir de la gratitude pour cette magnifique vie, pour la chance et les privilèges.
Le bruit des cloches aide à se repérer sur le temps qui se passe, et l’avion qui décolle nous rappelle que nous sommes bien à Beauvais.
Une heure déconnectée de tout, mais finalement reliée à tout. On est en hauteur, et pourtant on se sent proche des passants dans la rue.
On partage des points communs : cet homme qui se déplace à vélo, celui qui promène son chien, cette dame avec son sac qui se dirige sûrement au marché, cette dame qui se promène avec son mari, et cette personne qui se reprend trois fois pour se garer… merci pour le petit rire intérieur.
Une heure extrêmement remplie de vie.


Jeanne
sam 28.02 17H33
Soir