Je me suis levée ce matin en me disant que cette journée serait très belle : la lune était visible dans le ciel, ce qui signifiait un temps bien dégagé.

Après un accueil chaleureux par Manon, je me suis installée dans l’abri vitré. Un peu anxieuse au début, après quelques exercices de détente, ce sentiment s’est vite dissipé et je me suis laissé intéresser par le spectacle devant moi.
Une femme a ouvert ses volets, un monsieur a promené son chien ; des passants allaient probablement travailler. Ce qui n’était que des fantômes quand la lumière était encore rasante est vite devenu réel : les clochers, les bâtiments. Les rayons du soleil ont traversé les volutes de fumée s’échappant des cheminées, ont éclairé les feuilles encore présentes sur les arbres du parvis, ont mis en valeur le coq doré de l’église Saint-Étienne. Des bruits familiers se sont fait entendre : la sirène d’une ambulance, les cloches d’une église, le grondement des moteurs de voiture. Beauvais vivait ! Un avion s’est élevé dans le ciel, les oiseaux virevoltaient. Oui, ce que je présentais comme une belle journée s’est avéré exceptionnel.

Un grand merci à Joanne, Manon et aux autres que je ne connais pas encore.