Veille du soir, de 21 h à 22 h. Réservation de dernière minute, presque un loupé. Puis la contemplation a pu se faire.

D’abord, la découverte. Cet objet-abri en bois, vivant, cerclé de petites lampes qui encadrent le spectacle, le paysage. Tout semble immuable. Seul le regard observe, fait et défait. Au loin, les avions, les bruits circulaires dont la source n’a pas d’identité. Ils montent et ébruitent l’exercice.

Cet entrelacs de bruits urbains, de vols de martinets, de croassements de corneilles, ces arbres qui colorent la ville pénètrent peu à peu la vision. La vue s’efface et le champ s’agrandit. La vision devient totalement périphérique. Le mental s’apaise peu à peu. La souffrance est déjà partie, redonnée à la terre. La hauteur allège les pensées.

Puis place au silence. Une simple veille au coucher du soleil dans ma région d’enfance. La famille est presque entièrement réunie. Paix, joie, bonheur de l’instant à contempler le vide en soi, à travers soi. La joie traverse le présent.

Merci. Une autre approche de la méditation sur tissu urbain à la tombée de la nuit. Merveilleuse expérience.

Pensées libres, avec cœur.