Je suis arrivé ici avec une idée en tête : qu’est-ce que ça fait de ne rien faire pendant une heure ? Eh bien rien…

En bon être humain, mes yeux, mes oreilles, mes sens m’ont permis de voir le soleil se lever, dans des tons orangés (c’est ma couleur), d’entendre les oiseaux…

Le battement de leurs ailes, leurs cris, le cri des corbeaux (qui, étrangement, ne s’est fait entendre qu’à partir de 8 h 30). J’ai également envie de retenir de ma veille la fumée des cheminées, la couleur des arbres en hiver, la gelée sur les voitures, le bruit presque blanc des moteurs, le néon derrière moi qui se reflète dans la vitre et qui me fait face (cela donne un effet de profondeur qui me fait oublier que je suis face au vide). STOP, je m’arrête un instant, je n’observe plus, je pense à ma fille et à ma femme (merci de rendre ma vie si exceptionnelle). Je m’approche de la vitre et j’y dépose de la buée avec mon souffle. J’y écris « <3 Morgane, Méline ». Un moment à la fois éphémère et éternel.

Tiens, un homme promène son chien (gros chien), mais sans aucune crédibilité, il a une collerette. Il disparaît de mon champ de vision, je l’entends aboyer… Je m’aperçois qu’il vient de croiser un autre chien avec son maître. Un tout petit chien, avec encore moins de crédibilité puisqu’il porte un manteau orange fluo… qui me rappelle le lever du soleil. La boucle est bouclée… Je pensais m’ennuyer ? Et finalement, j’ai passé 1 h de mon temps à recoller les morceaux d’une vision fragmentée ?

Aimez-vous (vous-même et les uns les autres).

Merci à mon accompagnatrice.