Arrivée sur le parvis, je lève la tête. Comment vais-je arriver tout en haut, perchée à l’intérieur de cet abri ? Mais quelle idée ! (J’ai le vertige.) Je souris. Je l’ai forcément déjà beaucoup observée, cette ville, et même quelques fois dessinée dans mes carnets. Ce matin, je l’ai traversée pour aller la contempler. Je cherche mes repères ? Le ciel est couvert, nuancé de gris. Les bruits de la ville, qui se réveille, arrivent rapidement. En bas, les premiers bus circulent, quelques piétons bien chargés marchent d’un pas décidé. Je relève la tête, les nuages changent vite et me laissent entrevoir le ciel bleu et une lumière dorée. Le parking se remplit petit à petit, un cycliste le traverse. Un avion semble littéralement se poser sur le toit des immeubles de la rue des Vignes.
Soudain, le soleil est là et m’offre un joli spectacle.Moi aussi, j’ai veillé sur Beauvais.


Karine
lun 17.08 6H44
Matin