Il fait chaud ce soir dans l’objet-abri, je laisse la porte ouverte. J’entends la ville qui vit : des rires qui s’élèvent, des couverts qui s’entrechoquent… Ça sent les vacances, les copains, le ralentissement général. Plus que 3 jours et ça sera mon tour !
Mon regard s’arrête sur une jeune femme et son enfant : même de loin, on perçoit la tendresse entre elles, l’abandon confiant. Elles sont assises dans un parterre d’herbe grillé par la chaleur, ce n’est franchement pas le meilleur spot du coin, mais elles ont l’air heureuses.
Un peu plus loin, un homme les observe… Une autre jeune femme les rejoint, elle a les mêmes gestes tendres pour l’enfant. Est-ce sa tante ? Et puis, quelques minutes plus tard, une autre femme. L’homme se tient toujours à distance, bien qu’il ait l’air de les connaître.
Je pense aux éléphantes qui élèvent leurs petits entre elles, un peu à l’écart des mâles. Si c’était ça, la clé ?!
Sur ce, je vais retrouver, moi aussi, ma douce enfant que j’aime tant.
PS : Un canard sauvage a traversé le ciel.


Laurence
mar 07.07 21H03
Soir