Ce fut doux d’interrompre ma nuit dès potron-minet, de traverser la campagne endormie pour rejoindre le parvis du temple de la culture.

Le soleil orange est apparu là-bas, entre deux clochers, à 7 h 16. Aucune animation dans la cité bellovaque, ce froid matin du 5 avril. J’ai vu des avions sillonner le ciel. Des avions civils. Et je me suis dit que là-bas, à Gaza, au Liban, en Ukraine, les gens se réveillaient avec la crainte d’un bombardement.

Je pense à toi, cher Jacques Prévert : « Quelle connerie la guerre ! »

Dans ce monde de haine et de destruction, il nous reste la culture.

Longue vie au théâtre.