Tous les mots se bousculent, sautent puis disparaissent pour rendre compte de ce moment.

Partagée entre veille extérieure, curiosité presque urbaine pour ces bruits de vie, entre aperçus de loin et repli intérieur. Le temps s’est étiré et a sauté comme une vie contenue dans une goutte, une vie minuscule qui s’est écoulée en une heure et qui a suivi le rythme de la lumière, de son apogée lumineuse à son déclin.

Et c’est à la fin, lorsque l’obscurité bleue est apparue, que j’ai ressenti une forme de mélancolie pour un moment qui n’est pas fini, mais qui n’est plus vraiment.

Sans notion de temps, injoignable, au-dessus du monde, son fracas éteint et surveillée par les hirondelles.