Les aubes sont toutes différentes… Celle-ci est… éblouissante !
Au début, je vois le lieu là, en haut, un peu à gauche, je devine où le soleil va apparaître au-dessus de la colline de l’Argentine et je me demande combien se souviennent et même combien savent d’où vient ce nom « Argentine »… Pas de ce pays qui n’a heureusement pas gagné la Coupe du monde dimanche, non, mais d’une fleur sauvage qui s’appelle « Potentilla argentina », dont j’ai trouvé un exemplaire sur un bout de pelouse il y a déjà longtemps, avant que l’aménagement du carrefour au bas de la montée ne la fasse disparaître. Cette fleur est jaune, mais le dessous des feuilles joliment découpées est argenté.
Le ciel est bien clair, bien bleu en haut, mais ce qui n’est pas éclairé me devient plus sombre. Une dame en rose promène son tout petit chien. Puis, un autre avec un gros chien, plus gros, des voitures arrivent pour se garer, d’autres partent.
Les pigeons volent et je me dis que j’aimerais bien voir d’autres oiseaux. Il y a quelques jours, un goéland s’est posé sur mon balcon, je me dis que j’ai hâte de retrouver un autre horizon, la mer, elle, plus jamais pareille…
Une heure, ça n’est long que si on attend quelque chose qui ne vient pas, ou bien si on se retrouve devant un film ennuyeux…
J’aurais aimé être plus en hauteur encore, la ville est noyée d’arbres et l’on ne peut que deviner où coule la rivière, où se place la gare et à côté, la rue qui porte le nom de mon père.
Mais deviner, imaginer, rêver, c’est bien aussi…


Marie-Anne
mar 21.07 6H07
Matin