Veiller était pour moi un défi : rester sans trop bouger n’est pas dans ma nature. Avant de venir, j’ai appris qu’une personne que j’ai connue enfant venait de décéder. J’étais triste.

La veille m’a permis de fixer mon attention sur la ville tout en réfléchissant à cette perte. Ce qui m’a frappée, c’est tout d’abord les arbres, ce vert juste en bas du poste de veille. Puis, la végétation des jardins privés.

Cette végétation m’a d’abord paru importante par rapport aux habitations, au béton. Mais au fil du temps, j’ai ressenti un manque de nature : trop de voitures, de bruit de pots d’échappement…

Heureusement, les oiseaux et leur danse dans le ciel m’ont réconfortée. La vie est là, il faut la regarder et la défendre.

Quand je reviendrai à Beauvais, j’observerai avec plus d’attention la végétation, les oiseaux… tout ce qui apaise.