Une expérience appréciable. Le paysage fixe se révèle vivant tout au long de l’heure. Les immeubles ne bougent pas, la famille profitant du parvis du théâtre par cette douceur estivale aura été présente toute l’heure. Mais la lumière sur le bâti et les nuages varient. Le paysage se rosit.
Les martinets volent haut, chassant avec dextérité dans le ciel, passent parfois près du théâtre. Quelques pigeons de ville se posent sur le toit, mais se font rapidement attaquer par un couple de corneilles noires. Les pigeons ramiers, eux, sont tolérés.
Les minutes passent et les pensées vagabondent. Cela permet de reposer l’esprit, en prenant du recul. Rien ne se gère maintenant, ce moment est suspendu. C’est du temps pour soi, mais aussi pour le temps qui passe.
La luminosité baisse, la fatigue se fait sentir, la veille se termine.


Marine
mar 30.06 21H04
Soir