En cette veille de la rentrée des classes, j’ai effectué mon tour de garde, tel une vigie. Le ciel est rempli de nuages, le vent claque sur les barrières. La ville est animée : passages de gens qui marchent, vélos, voitures. Au loin, j’aperçois des éoliennes et deux avions qui décollent. Où vont-ils ? Je ne sais.

Cette contemplation m’amène à regarder les nuages et là, juste derrière, la lune me fait un clin d’œil. Elle est grosse. Elle fera d’autres apparitions pendant mon tour de garde, pour finir par éclairer le ciel à la fin de ma veillée.

Sur le parvis, j’aperçois un petit chaperon rouge accompagné de sa maman. Elles courent, puis s’arrêtent et me contemplent en haut de mon piédestal. La petite me cherche, elle me voit, je lui fais signe et elle me répond. Moment magique, un instant partagé entre la mère et sa fille.

Le soleil, quant à lui, se cachait derrière le théâtre. Il est venu illuminer les immeubles devant moi.

Je laisse cette expérience se terminer ; je dois aller prendre un train qui me mènera vers d’autres horizons.