La découverte du lieu est impressionnante : l’équivalent de six étages à monter pour rejoindre l’observatoire…

Voilà, j’y suis. Un léger vertige me prend devant cette vitre qui invite à regarder au loin. Prendre possession de ce lieu insolite… Une odeur de bois m’apaise, puis plein de questions me viennent à l’esprit : « Que dois-je regarder ? », « Comment vais-je me comporter durant une heure de veille ? »

Puis vient la découverte de l’espace devant moi… Le soleil est encore là et fait briller les petites feuilles des arbres sur le parking !
Mon regard se pose sur les toits verts, couleur ardoise ou brique, sur lesquels les minuscules cheminées sont posées. J’essaie de me situer par rapport aux toits, mais c’est peine perdue… Le bruit de la ville me parvient maintenant : automobilistes, motos, pompiers…

Mais que font ces passants ? Cette femme qui tire sa valise, où va-t-elle ? Cette personne qui tient son chien en laisse ? Peut-être comme tous les jours ?

Je me sens tranquille, paisible, à regarder tout ce petit monde bouger sans qu’ils me voient les observer. Aujourd’hui, pas de culpabilité à observer chaque voiture, chaque personne…
Puis l’éclairage public s’allume ; hé oui, le jour baisse, les bruits de la rue s’amenuisent…

Ma veille est terminée, drôle d’expérience !