Tel un marin sur sa vigie, à nouveau je veille. Pas de lever de soleil cette fois-ci, mais au contraire, une ville qui s’endort. Le soleil couchant donne aux arbres une lumière dorée et les ombres des rares passants s’allongent, à la manière des sculptures de Giacometti.

Deux personnes passent, s’arrêtent, m’observent puis finalement me saluent. D’anciens veilleurs ? De futurs veilleurs ?

La luminosité baisse, le ciel s’assombrit, chut…