Le ciel est par-dessus les toits, la luminosité est là, belle, se reflétant sur Beauvais vêtu de son manteau blanc. Eh oui, ce matin, il a fortement neigé, ce qui fait d’ailleurs davantage ressortir les angles et les courbes du paysage et de l’architecture, avec une visibilité orientée principalement vers le sud, l’est et l’ouest de la commune.

Ainsi que quatre églises visibles par leurs toits et clochers, exceptée celle de Saint-Étienne, où l’on peut admirer deux gargouilles dont j’espère qu’elles seront préservées malgré l’usage et l’usure du temps.

Ici et là, quelques maisons expirent leurs fumées. Les lumières des foyers sont éteintes, la ville est calme. Le magasin « Ambiance et Style » a définitivement fermé ses portes un soir de décembre.

Les oiseaux volent du nord vers le sud ; ils sont rarement seuls, plutôt trois à six. Ceux-ci semblent bien plus unis que les humains, qui, eux, marchent seuls ou à deux, mais souvent l’un derrière l’autre, pas ensemble comme les oiseaux que j’ai pu observer.

Les animaux semblent bien plus communicants. C’est ainsi.

Seuls les bus, allant et venant, transportent les gens les uns en face des autres, mais se parlent-ils encore ?