Une heure plus tard, la nuit tombe, pas vraiment une obscurité, plutôt un voile gris qui recouvre la ville, un mois d’hiver, un mois de pluie, un ciel gris, un gris picard aux multiples nuances.
Une heure à soi, une heure isolée, un luxe aujourd’hui.
Il y a presque 40 ans, cette même heure se passait à la guérite d’une caserne. Autre temps, autre lieu, autre époque. Une heure à observer, à remarquer. Pas d’enfants dans la rue. On a l’impression qu’ils ont disparu. Bien sûr, des passants, des jeunes, des personnages âgés, mais pas d’enfants. Et des voitures, peu de circulation, mais omniprésence de la voiture.
C’est là que le militant revient. Qu’a-t-on fait pour donner autant de place à cette voiture ? Comment a-t-on pu déléguer ainsi la plupart de nos déplacements à cet objet, lui donner autant d’importance ?
Ce n’est pas ce soir que j’aurai la réponse, la nuit tombe. Il est temps de quitter le théâtre et de reprendre le cours de la vie.
Merci pour cette parenthèse.

Philippe
dim 25.01 16H37
Soir