J’ai veillé et je me suis sentie veillée par Josselin. C’est fou comme c’est si beau de sentir que quelqu’un prend soin de nous en nous laissant l’espace, la place. Respecter la solitude de l’autre. Être avec, simplement, calmement, sans complexités.

Un passant m’a saluée avec la main. Ce geste m’a fortement touchée, pourquoi ? Il est venu confirmer mon existence, peut-être : être saluée par un inconnu de loin, naturellement, en passant, ça n’arrive pas tous les jours finalement. Chacun a son chemin de vie, et c’est beau et tellement puissant de pouvoir simplement considérer l’existence de l’autre.

Faire le vide en moi. Accepter de ne pas remplir mon espace interne par des pensées, accepter ce vide de la pensée, le savourer, laisser cet espace grandir, ne pas en avoir peur. Ne rien faire au dehors de moi. Pourquoi ai-je peur de devenir bête quand je sens ce vide dans ma tête ? Bizarre !

Je me suis ennuyée aussi, pourquoi pas !

Plaisir d’être là et impatience de retrouver ma petite famille ce soir après ces jours d’absence.

La lumière s’est levée, mais le soleil ne m’a pas saluée : il est resté caché, ses rayons m’ont manqué.

Samedi, visiblement, c’est le jour du marché à Beauvais : tout le monde a ses cabas et ses chariots.

Mon corps est fatigué des spectacles des deux derniers jours, mais qu’est-ce que j’aime cette sensation : fatigue et ancrage, courbatures et liberté. Ma peau vibre encore de l’énergie scénique. Miam, miam.