Le temps passe vite.
Le ciel est clair, pas un nuage à l’horizon.Dans le ciel, des hirondelles virevoltent, des avions partent, un corbeau noir majestueux vient se poser sur la terrasse. Devant moi, les toits, les cheminées, le haut des arbres, les feuilles qui frétillent.
Sur le parvis, un couple est assis, une petite fille fuse avec sa trottinette rose. Cette famille sera présente tout le temps de ma veille.Je suis en place, j’ai absorbé l’environnement, je respire.
Je pars imaginer ce qui se vit au-delà des fenêtres et des murs. Le ciel est le même pour tous à cet instant et pourtant des gens pleurent, des gens rient, des gens jouent, des gens crient, des gens s’aiment, des gens s’ennuient : ainsi va la vie !
Je pose mon regard au-dessus de ces toits et impulse de la douceur (que j’aimerais avoir ce pouvoir !).
Je reviens sur le parvis : la famille s’est agrandie, une autre petite fille et une mamie, une autre femme et sa fille. Peut-être ne sont-ils qu’amis ou voisins ; on se croirait en Italie quand chacun sort de chez soi pour se retrouver sur le trottoir et discuter. Je reviens au ciel. Le soleil me fait un clin d’œil dans les vitres du château d’eau, il reste un instant et me ramène au temps qui s’est suspendu.
Je suis paisible. Je profite de ce calme, de cet instant précieux sur lequel la nuit se pose.
Les réverbères s’allument et je reviens aux lumières, les phares de voitures, quelques fenêtres s’allument.
La petite famille est toujours là, peut-être vais-je les croiser en sortant, et les applaudir pour cette jolie scène de vie qu’ils m’ont proposée.
Le ciel est beau, toujours aussi clair au-dessus de moi et paré de gris rosé en face de moi.Merci pour cet instant !
Merci à mon accompagnatrice qui m’a mise en confiance et a veillé sur moi !


Sandra
mar 28.04 20H05
Soir