Le jour tombe. La vie continue. Les adultes continuent de veiller sur les enfants, de jouer avec leur chien longtemps, les voitures de rouler. On voit la chance s’exprimer : trouver une place qui se libère. Les oiseaux continuent de voler, les nuages de se colorer, le jour de tomber. Rien ne s’arrête.

Un groupe d’une dizaine de jeunes adolescents, grands enfants, apparaît, accompagné d’un adulte. Ils me voient, nous nous faisons de grands signes, des sourires, je leur envoie des baisers. La personne qui les accompagne semble leur expliquer la performance des Veilleurs. Les enfants semblent en joie et surpris. Ils rentrent dans le théâtre et ressortent avec des programmes, animés. Nous échangeons à nouveau, je suis émue. Je leur souhaite d’être touchés par l’envie de revenir. Théâtre du Beauvaisis, tu es ma cathédrale. Là où nous pouvons percevoir la capacité incroyable des êtres humains à créer des histoires, à savoir les raconter, à partager des émotions, à rendre sensible et intelligible ce qui nous traverse, à faire tout cela ensemble avec nos divisions, nos divergences, mais portés par un projet commun. Ici, je garde foi en l’humanité.

Je m’insère dans cette performance comme autant de petits éléments d’une vaste toile d’échanges et de connexions, de rencontres. Je suis en paix. Merci à toute l’équipe, à tous les rêveurs, à tous les veilleurs.
Je suis au monde, le jour tombe et rien ne s’arrête.

Avec amour et douceur.