Un autre monde. Du moins, un monde retrouvé. Celui du calme, d’un instant trop court pour ralentir. Une heure pour ressentir une minute. Une heure trop courte pour s’étendre soi-même, s’entendre et se vivre, trop peu de temps.

Nous sommes comme suspendus à notre perchoir, les yeux derrière la meurtrière, sans guetter mais juste observant les détails d’une face du monde. Un instant de recul, derrière l’aquarium.

Le ciel est gris, les nuages sont roses. La ville est terne, mais les lumières s’étendent petit à petit sur le royaume du Beauvaisis.