Nous sommes dimanche, la ville n’est pas encore réveillée. Aucune lumière ne s’allume autour de moi. Quelques voitures circulent, peut-être des personnes qui partent travailler, ou bien qui rentrent après une longue nuit de labeur.

En une heure, j’ai vu une dizaine d’avions atterrir. On dirait qu’ils vont se poser sur le toit des immeubles, au loin. J’en ai vu trois décoller. Le troisième, je l’ai entendu pendant longtemps, même quand il a disparu dans les nuages.

Doucement, Beauvais se réveille. Quelques piétons déambulent sans se presser. Nous sommes dimanche, alors on a le temps. Au loin, je pense voir le mont César. Ça me donne envie d’aller m’y promener.

Ça y est, j’entends les petits oiseaux qui se réveillent aussi. On dirait qu’ils ont pris leur temps ce matin. L’heure est passée vite. Il est temps de sortir de cet observatoire où la veille est quiétude.

Merci pour ce moment suspendu.